Les représentants de la communauté Banyamulenge dans les hauts plateaux de Minembwe, en province du Sud-Kivu, ont, dans une lettre adressée au président américain Donald Trump, dénoncé les attaques dont ils sont victimes depuis plusieurs jours.
Les chefs coutumiers et leaders communautaires du Haut-Plateau de Minembwe, réunis le 17 février 2026, ont exprimé leur profonde consternation face à l’opération médiatique menée à Washington par le président Félix Tshisekedi et son ministre de la Communication, M. Muyaya, pour masquer « le génocide, les massacres, la destruction systématique des infrastructures vitales et le déracinement forcé de la communauté Tutsi/Banyamulenge de ses terres ancestrales ».
Selon les leaders de Minembwe, le 8 février 2026, des drones des forces congolaises et burundaises ont bombardé plusieurs villages, laissant de nombreux morts et blessés sans assistance dans les forêts.
La même situation s’est répétée le 7 février 2026 sur Rugezi et Rwitsankuku, ainsi que dans plusieurs autres villages depuis janvier 2026.
« Du 12 au 16 février 2026 : Les villages de Kalingi, Ilundu, Karongi et Bidegu ont été totalement incendiés. Des civils ont été exécutés, dont Madame Elisabeth Mukiza, âgée de 101 ans, assassinée par les troupes burundaises. Les réserves alimentaires et les récoltes ont été systématiquement détruites, érigeant la famine en arme de guerre. Le 16 février 2026 : Une attaque massive impliquant plus de 250 drones kamikazes a visé des zones habitées dans le but manifeste d’exterminer la communauté Banyamulenge au Sud-Kivu », ont-ils écrit dans cette lettre adressée à Donald Trump, dont une copie a été envoyée aux chefs d’État de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC), à S.E. J.D. Vance, vice-président des États-Unis, et à Marco Rubio, secrétaire d’État des États-Unis.

Pour ces leaders, ces offensives s’inscrivent dans une dynamique visant à éradiquer le peuple Banyamulenge et à détruire systématiquement leurs biens.
« Nous déplorons cette escalade de la violence et appelons solennellement le gouvernement des États-Unis à exiger de Kinshasa et de Gitega l’arrêt immédiat de ces crimes de guerre. Nos populations sont aujourd’hui acculées à la brousse, privées de soins et de vivres, et victimes d’un blocus total depuis plus d’un an », déplore-t-il.
Les leaders de Minembwe exhortent la communauté internationale, l’Union africaine et les puissances régionales à briser le silence.
« L’abandon des Banyamulenge face à une tentative d’extermination planifiée par leur propre État constitue une violation flagrante de la Charte des Nations Unies et de la Déclaration universelle des droits de l’homme », ont-ils conclu.
Cette alerte des leaders des hauts plateaux de Minembwe intervient alors que des combats se poursuivent dans la zone, où l’armée congolaise, alliée à l’armée burundaise et aux Wazalendo, mène une offensive contre les combattants Twirwaneho. Des affrontements sont signalés malgré l’annonce de l’Angola d’un cessez-le-feu à partir du 18 février 2026.

