La Convention pour la Révolution populaire (CRP) a affirmé, dans une déclaration, être ouverte au dialogue.
Cependant, le mouvement politico-militaire dirigé par Thomas Lubanga estime que des mesures concrètes doivent être prises et que ce dialogue ne doit pas servir de repositionnement politique.
« Notre Mouvement Révolutionnaire constate, avec beaucoup d’amertume, les tergiversations persistantes des acteurs politiques et institutionnels dans le choix d’un cadre crédible, neutre et consensuel, susceptible de jeter les bases d’une véritable réconciliation nationale et d’une refondation profonde de l’Etat aujourd’hui en effondrement, en totale déliquescence », explique la CRP dans le communiqué.
Ce faisant, la CRP dit rester ouverte à toutes les initiatives tendant à ramener la paix et la sécurité en République démocratique du Congo, dans le respect des fondamentaux qui se résument à la lutte contre la mauvaise gouvernance, l’absence d’une justice équitable, la discrimination et la haine tribale, le non-respect des diversités culturelles et l’absence de cohabitation pacifique.
« Dans cette perspective, notre Organisation s’inscrit en faux contre un dialogue centré sur le repositionnement des acteurs politiques ne maîtrisant pas les causes profondes de la crise multisectorielle sévissant dans notre Pays, ou un quelconque dialogue sous la facilitation d’une seule composante, Gouvernement soit-il, pour la simple raison qu’il fait partie intégrante du problème », a déclaré la CRP dans le communiqué.
La CRP soutient pleinement les initiatives de l’Union africaine ainsi que les démarches des facilitateurs désignés par les composantes sous-régionales et celles portées conjointement par l’Église catholique et l’Église du Christ au Congo, à condition que ces assises se tiennent dans un pays neutre afin de garantir la sécurité, l’impartialité et la liberté d’expression de tous les participants.
La CRP estime, enfin, que tout dialogue sans décrispation politique préalable, comme signe de bonne foi, n’est qu’un leurre, une véritable utopie susceptible d’enfreindre l’esprit d’inclusivité et du mieux-vivre ensemble.
Cette déclaration intervient alors que des tractations sont en cours pour un dialogue inclusif sous l’égide de l’Angola. Luanda, qui tente de s’imposer comme nouveau médiateur dans la crise en cours en RDC, a annoncé un cessez-le-feu à partir du 18 février 2026.

