L’ambassade de France en République démocratique du Congo (RDC) a réagi aux récentes publications sur les réseaux sociaux montrant des militaires français à Kisangani.
La France précise qu’il s’agit d’une « coopération bilatérale classique » et non d’une « présence secrète ».
« L’Armée française conduit régulièrement ce type de formations en RDC, à la demande des autorités congolaises. C’est une coopération bilatérale classique, pas une ‘présence’ secrète. Nous avons toujours communiqué ouvertement sur nos actions de coopération », a déclaré l’ambassade.
Cette intervention s’inscrit dans la continuité des partenariats sécuritaires entre la France et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Les forces congolaises ont déjà bénéficié de formations françaises, notamment les bataillons jungle.

La mission actuelle à Kisangani vise la régénération d’un bataillon formé par la France en 2022, a précisé l’ambassade.
Le 14 novembre 2025, l’ambassadeur de France, Rémi Maréchaux, et l’attaché de Défense, le colonel Éric de La Chapelle, avaient assisté à la clôture de deux Détachements d’Instruction Opérationnel (DIO) à Kitona, au profit de l’École d’artillerie et de l’École des sous-officiers.
Cette clarification intervient dans un contexte sensible, alors que l’armée congolaise est accusée d’avoir recours à plusieurs mercenaires européens pour contrer le mouvement politico-militaire AFC-M23 dans l’est de la RDC. L’ambassade insiste sur le fait que les activités françaises sont purement formatrices et réalisées en accord avec Kinshasa.

