Le président burundais Évariste Ndayishimiye s’est officiellement installé à la tête de l’Union Africaine lors du 39ᵉ sommet des chefs d’État et de gouvernement, tenu le 14 février 2026 à Addis-Abeba.
Cette passation marque le début d’un mandat d’un an au cours duquel le Burundi prendra les rênes de l’organisation continentale.
Ndayishimiye a remercié ses pairs africains pour leur confiance et présenté les grandes lignes de sa présidence : coopération, écoute et recherche du consensus.
Le chef de l’État a identifié les principaux défis du continent, crises sécuritaires, tensions économiques et impacts du changement climatique, et plaidé pour des réponses collectives et solidaires.
« Avec grand honneur et humilité, le Burundi assume le sens du devoir et du dévouement total au service de notre continent et de ses peuples », a déclaré M. Ndayishimiye.

En prenant le relais du président angolais João Manuel Gonçalves Lourenço, il entend également amplifier la voix de l’Afrique sur la scène mondiale et promouvoir un modèle de croissance inclusif et centré sur les populations.
Le Burundi, désormais à la tête de l’Union Africaine, est également impliqué dans le conflit à l’est de la RDC, opposant le régime de Kinshasa au mouvement politico-militaire Alliance du Fleuve Congo (AFCM23).
L’armée burundaise est présente dans la région depuis 2023, combattant aux côtés de l’armée congolaise et de ses milices Wazalendo au Nord et au Sud-Kivu contre les forces de l’AFCM23.
Ces dernières semaines, l’AFCM23 a accusé la FNDB de mener plusieurs attaques contre les civils banyamulenge dans le haut plateau de Minembwe, en territoire de Fizi.

