La République démocratique du Congo a, dans un communiqué, annoncé prendre acte de l’initiative du président angolais, João Manuel Gonçalves Lourenço, annonçant un cessez-le-feu à partir du 18 février 2026 dans l’est du pays.
« La République démocratique du Congo informe l’opinion nationale et internationale que Son Excellence Monsieur le Président de la République a accepté le principe d’un cessez-le-feu, dans un esprit de responsabilité, d’apaisement et de recherche d’une solution pacifique au conflit.
Ce cessez-le-feu s’inscrit dans le cadre du mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu signé le 14 octobre 2025 à Doha, dont l’objectif est d’assurer une cessation effective, contrôlée et durable des hostilités, à travers un dispositif structuré de suivi et de traitement des incidents », a déclaré la Présidence congolaise sur son compte X.
Dans le communiqué, la RDC s’engage à un gel strict et immédiat des positions, à l’arrêt de tout renforcement militaire, à la cessation de toute rotation ou de tout approvisionnement offensif, à l’interdiction de toute tentative de modification du statu quo sur le terrain, ainsi qu’à la fin de tout appui extérieur aux groupes armés opérant sur le territoire national.
Le communiqué de Kinshasa intervient alors qu’il est accusé par l’AFC/M23 de violation du cessez-le-feu. Ce vendredi, Benjamin Mbonimpa, secrétaire exécutif de l’AFC/M23, l’a signifié à la représentante de la MONUSCO, Vivian van de Perre à Goma.
Selon une source administrative dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu, les FARDC ont de nouveau attaqué les positions de Twirwaneho dans les hauts plateaux de Minembwe, à Lwemba, UGEAFI, Kakenge, Ilundu et du côté de Kawera, où des bombardements par drones se poursuivent.
Hier jeudi, au moins une personne a été tuée et deux autres blessées lors des attaques des FARDC, alliées à l’armée burundaise et aux miliciens wazalendo.

