Le village de Bukumbirwa, dans le territoire de Walikale au Nord-Kivu, a été le théâtre de violents affrontements ce mardi 3 février, opposant les combattants de l’AFC/M23 aux combattants Wazalendo du groupe NDC Rénové. Selon des sources locales, l’attaque des Wazalendo a été déclenchée vers 4 heures du matin, provoquant plusieurs heures de combats intenses et plongeant les habitants dans la peur.
Les échanges de tirs d’armes lourdes et légères ont contraint la population à se barricader chez elle. Après environ trois heures de combats, les Wazalendo ont dû se replier, laissant Bukumbirwa sous le contrôle de l’armée révolutionnaire congolaise. Si le bilan humain reste pour l’instant inconnu, les activités socio-économiques reprennent timidement dans la localité.
Parallèlement, des renforts de l’AFC/M23 sont signalés à Bukumbirwa et Rusamambu, arrivés depuis Buleusa dans la matinée.
Ces affrontements surviennent alors que Kinshasa et le mouvement politico-militaire M23 ont signé la veille à Doha un accord de surveillance et de vérification du cessez-le-feu confié à la CIRGL, illustrant la fragilité de la trêve.
Dans la région de Minembwe, au Sud-Kivu, des combats similaires opposent les forces pro-gouvernementales, FARDC et unités burundaises, aux combattants Twirwaneho alliés à l’AFC/M23, notamment à Kivumu et Kawela.
L’armée tente également de repousser les positions de l’AFC-M23 dans la plaine de Ruzizi, en territoire d’Uvira, vers Kamanyola à la frontière rwandaise.
La situation sécuritaire reste extrêmement volatile dans l’est de la République démocratique du Congo, malgré les avancées diplomatiques et les efforts de désescalade.

