Les activités socio-économiques sont paralysées depuis ce lundi à Shabunda-centre, dans la province du Sud-Kivu. Cette situation fait suite à un appel à la mobilisation lancé par la société civile locale, qui exige le départ immédiat des éléments Wazalendo présents dans la cité.
Selon Maître Isaac Kibunda, président de la société civile de Shabunda, ces combattants armés, censés appuyer les Forces armées de la RDC sur les lignes de front, se livrent à de graves exactions contre la population civile.
« Les Wazalendo devraient être sur les lignes de front, notamment à Bamuguba Sud, et non rester au centre-ville où ils commettent tracasseries, extorsions et tueries », a déclaré Me Kibunda.
La société civile dénonce plusieurs incidents meurtriers récents. Un citoyen a été battu à mort par des éléments Wazalendo.
Par ailleurs, trois enfants âgés de 10 à 15 ans ont été atteints par des balles alors qu’ils quittaient l’école ; deux sont soignés et un est décédé sur place.
Un élément Wazalendo aurait également trouvé la mort lors de ces altercations.
Le 12 décembre dernier, deux autres personnes ont été tuées à Matila, toujours selon la société civile.
« Les lignes de front se trouvent à plus de 200 km de Shabunda-centre. Il est inconcevable que des barrières illégales soient érigées dans la cité et que la population soit continuellement victime d’extorsions », a ajouté Me Kibunda.
Face à cette situation, la société civile affirme avoir saisi le conseil local de sécurité ainsi que le gouvernement provincial, leur demandant de prendre des mesures urgentes pour que tous les éléments Wazalendo impliqués dans ces actes quittent la cité et rejoignent les zones de combat.
La reprise des activités à Shabunda-centre reste conditionnée au départ effectif de ces combattants.
« Les activités ne reprendront que lorsque le dernier Wazalendo aura quitté la cité pour rejoindre les lignes de front », a conclu le président de la société civile.
Vanessa Habanza

