Quatre hauts gradés des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont été transférés mercredi par le Conseil national de sécurité (CNS) vers l’Auditorat général des forces armées, avant d’être incarcérés à la prison militaire de Ndolo à Kinshasa.
Parmi eux figurent le général d’armée Christian Tshiwewe Songesa, ancien chef d’état-major général et conseiller militaire du président Félix Tshisekedi, le général de brigade John Kabila, ex-officier d’ordonnance de Joseph Kabila, le général de brigade John Sangwa, et le général-major Nyembo Kufi. Selon des sources concordantes, cette opération s’inscrit dans le cadre de poursuites judiciaires ciblant plusieurs officiers supérieurs pour des soupçons de complot, trahison ou manquements graves à la discipline militaire.
Les autorités n’ont pas encore communiqué officiellement sur les motifs précis de ces transferts, mais des informations locales indiquent que le général Gabriel Amisi « Tango Four » pourrait être pressenti pour juger Christian Tshiwewe, l’actuel chef de l’Auditorat général, Lucien-René Likulia, étant de grade inférieur à l’ancien patron de l’armée.

Cette nouvelle vague intervient dans un contexte de tensions sécuritaires persistantes dans l’est de la RDC et d’une série de mises en accusation de plusieurs officiers supérieurs.
Les charges évoquées comprennent l’association de malfaiteurs, le complot contre le chef de l’État, la tentative d’assassinat, ainsi que des contacts présumés avec une puissance étrangère.
Au total, 11 officiers généraux et 14 officiers supérieurs seraient concernés par ces enquêtes.
Parmi eux figurent le général Franck Ntumba, ancien chef de la Maison militaire de la présidence, et le général Christian Ndaywel Okura, ancien patron des renseignements militaires et récemment nommé chef d’état-major de la force terrestre.
Cette série d’arrestations illustre les secousses internes qui frappent l’armée congolaise depuis plus d’un an, alors que le pays tente de faire face à des défis sécuritaires majeurs et à une instabilité politique latente.

