Le mouvement politico-militaire AFC-M23 a fermement condamné, dans un communiqué, les déclarations jugées incendiaires du porte-parole de l’armée congolaise, le général Sylvain Ekenge.
Selon le communiqué, ce dernier a tenu, le week-end dernier sur la RTNC, chaîne nationale, des propos discriminatoires et haineux à l’encontre de la communauté Tutsi.
« À l’instar de Radio Mille Collines, instrument de propagande génocidaire des Interahamwe/FDLR, la RTNC a diffusé, le 27 décembre 2025, un communiqué télévisé du porte-parole des FARDC, le Général Sylvain Ekenge.
Les propos tenus s’inscrivent dans une dynamique persistante correspondant à la phase finale de préparation d’un génocide, visant nos compatriotes Tutsi en général, et les femmes et les enfants en particulier. Ce discours incendiaire expose les Tutsi congolais à un danger imminent », a déclaré Lawrence Kanyuka, porte-parole politique de l’AFC-M23.
Pour l’AFC/M23, ces déclarations répétées du porte-parole des FARDC, du régime de Kinshasa et des communicateurs de Félix Tshisekedi constituent « des violations manifestes et continues des conventions internationales, notamment : la Charte des Nations unies, la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide (1948), le Pacte international relatif aux droits civils et politiques – PIDCP (1966), et la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale – CIEDR (1965). »
« En sus de ces violations, le régime de Kinshasa viole systématiquement le cessez-le-feu, en menant simultanément des attaques aériennes et terrestres meurtrières contre des zones densément peuplées ainsi que contre nos positions au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, en utilisant des avions de chasse Sukhoï-25, des drones de combat et de l’artillerie lourde », a renchéri Lawrence Kanyuka sur son compte X.
L’AFC/M23 appelle solennellement la communauté nationale et internationale à prendre acte de l’existence d’un « génocide » imminent contre les Tutsi congolais, orchestré selon elle par le régime de Kinshasa.
Elle dénonce la propagation délibérée de discours de haine, la stigmatisation, l’exclusion et la discrimination systématiques, ainsi que la violation continue du cessez-le-feu, en contradiction « flagrante » avec l’esprit et la lettre de l’Accord-cadre de Doha.

