L’Observatoire de la Dépense Publique (ODEP) a alerté, ce mardi 23 décembre, l’opinion nationale et internationale sur des menaces de mort graves et répétées visant son président du conseil d’administration, le professeur Florimond Muteba Tshitenge.
Dans un communiqué, l’organisation affirme que ces menaces émanent d’individus se présentant comme des proches ou des conseillers du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Selon l’ODEP, depuis plusieurs semaines, un individu utilisant le numéro 099 904 3380 contacte à répétition le professeur Muteba, affirmant agir au nom du chef de l’État.
« Cette qualité n’a jamais été confirmée par aucun canal officiel de la Présidence de la République », précise le communiqué.
Après vérification, cet individu serait de nationalité camerounaise.
L’organisation indique que ces contacts sont marqués « tantôt par des menaces de mort explicites, tantôt par des propositions de collaboration politique ou institutionnelle non sollicitées ».
Le communiqué fait également état d’un nouvel épisode survenu ce mardi 23 décembre 2025, impliquant un autre individu utilisant le numéro 098 710 6636, présenté comme un collaborateur du premier. Ce dernier aurait proféré de nouvelles menaces graves, affirmant avoir tenté de retrouver le professeur Muteba « en groupe avec d’autres agresseurs au bureau de la Société civile avec l’IGF » et menaçant de l’attaquer à son domicile.
Face à cette situation, l’ODEP s’interroge publiquement :
« Qui sont ces personnes qui parlent au nom du Chef de l’État pour proférer des menaces de mort ? Dans quel but et pour quels prétendus faits reprochés ? »
L’organisation indique que son PCA a déjà saisi les autorités compétentes, notamment le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemin Shabani, sans qu’aucune réponse officielle n’ait été enregistrée à ce jour.
Au regard de la gravité des faits, l’ODEP appelle à « une clarification officielle de la Présidence de la République », à « l’ouverture immédiate d’une enquête » et à « la protection de l’intégrité physique et morale » du professeur Muteba.
L’Observatoire réaffirme enfin son engagement en faveur de la transparence et de l’État de droit, soulignant que « nul ne peut intimider ou réduire au silence les acteurs de la société civile par la menace ou la violence ».

