Plus de cinq cents personnes ont traversé la frontière entre la République démocratique du Congo et le Burundi ce dimanche 14 décembre 2025, principalement des ressortissants burundais qui vivaient et travaillaient à Uvira et dans ses environs, selon des sources locales concordantes.
La majorité des personnes concernées sont des journaliers et des travailleurs0 informels installés en RDC, qui ont exprimé le souhait de regagner leur pays d’origine après les récents événements sécuritaires ayant affecté la ville d’Uvira.
S’exprimant à ce sujet, le porte-parole politique de l’AFC/M23, Lawrence Kanyuka, affirme que le mouvement a facilité ce passage pour des raisons humanitaires.
« Nos compatriotes africains du Burundi voulaient rentrer chez eux. Ce sont des personnes qui travaillaient au Congo comme journaliers. Le gouvernement burundais avait fermé sa frontière, ce qui a compliqué leur situation », a-t-il déclaré.
Selon lui, l’AFC/M23 dit n’entretenir aucun différend avec les populations burundaises.
« Nous n’avons aucun problème avec nos compatriotes africains ni avec le peuple burundais. Le conflit est purement congolais », a insisté Lawrence Kanyuka.
Il précise que la fermeture de la frontière ne relevait pas du mouvement.
« C’est la frontière du Burundi qui était fermée. Pour nous, à l’AFC/M23, c’est la libre circulation des personnes et de leurs biens. Notre frontière est restée ouverte », a-t-il affirmé.
Il ajoute que la réouverture du point de passage visait uniquement à permettre le retour volontaire des ressortissants burundais.
« Nous avons ouvert la frontière pour qu’ils puissent rentrer chez eux. C’est tout simplement un acte humanitaire », a conclu Lawrence Kanyuka.
Lors des récents affrontements ayant précédé la prise d’Uvira, le Burundi combattait aux côtés des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) contre l’AFC/M23, selon des déclarations officielles de ce mouvement politico-militaire et plusieurs sources sécuritaires locales.
C’est dans ce contexte de combats et de tensions accrues que les autorités burundaises ont décidé de fermer temporairement leur frontière avec la RDC.
Le rôle du Burundi dans la crise sécuritaire à l’Est de la RDC demeure un sujet sensible au niveau régional, alors que Kinshasa reconnaît une coopération militaire avec Bujumbura, tandis que les dynamiques du conflit continuent d’avoir des répercussions directes sur les populations civiles et les échanges transfrontaliers.

