Au lendemain de la signature de l’accord-cadre d’intégration économique régionale entre le Rwanda et la RDC à Washington, la tension reste extrême dans l’est de la RDC.
Depuis tôt ce vendredi 5 décembre, des affrontements violents opposent l’AFC-M23 à l’armée congolaise, appuyée par les forces burundaises, sur l’axe Kamanyola-Katogota et Luvungi, au Sud-Kivu.
Pour Lawrence Kanyuka, porte-parole de l’AFC-M23, les bombardements qui ont fait plusieurs morts et destructions proviennent du Burundi.
« L’AFC/M23 informe le peuple congolais que, depuis plus de trois jours, des bombes lancées depuis le territoire burundais s’abattent sans relâche sur nos villages, ôtant la vie à des innocents et blessant de nombreux compatriotes. Cette agression répétée et délibérée constitue des crimes de guerre ainsi que des crimes contre l’humanité. L’AFC/M23 réaffirme qu’elle se tient aux côtés des populations civiles et réitère son engagement indéfectible à les protéger et à les défendre par tous les moyens », a alerté Kanyuka.
Bertrand Bisimwa, président de l’AFC-M23, a dénoncé des frappes burundaises ciblant les zones civiles : « L’AFC/M23 dénonce et condamne les bombardements de cibles civiles à Kamanyola et Katogota par l’Armée burundaise à partir de sites installés sur leur territoire, causant la mort et le déplacement des populations vers Bukavu et le Rwanda. »
Vers 10 heures, l’aviation des FARDC et leurs alliés burundais a bombardé les positions de l’AFC-M23 près de Kamanyola. Ces attaques ont provoqué un exode massif : une centaine de réfugiés congolais ont été accueillis par les autorités rwandaises à la frontière de Bugarama/Kamanyola, tandis que les tirs d’artillerie lourde continuent de semer la terreur dans la région.

