Alors que les délégations de Kinshasa et Kigali sont à Washington DC pour la signature de l’accord de paix entre la RDC et le Rwanda, les tensions persistent.
Malgré les avancées diplomatiques, Kigali maintient fermement son positionnement politique.
Le Rwanda affirme que Kinshasa collabore avec des forces accusées d’avoir participé au génocide de 1994, justifiant ainsi ses mesures défensives.
Mercredi, la porte-parole du gouvernement rwandais, Yolande Makolo, a déclaré que « la RDC fait face à de nombreux problèmes internes avec une multitude de groupes armés », précisant que ces conflits congolais ne sauraient détourner l’attention des accusations contre Kinshasa.

Le gouvernement congolais insiste sur le retrait des troupes rwandaises, sans quoi la mise en œuvre de cet accord ne sera pas effective.
Lors d’une interview le 27 novembre avec DW, le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a déclaré que l’accord de paix signé le 27 juin à Washington stipule que la RDC doit neutraliser les FDLR. Cette mesure permettra au Rwanda de lever ses mesures de défense. Il a rappelé que les FDLR, un groupe génocidaire composé d’anciens membres des milices Interahamwe, continue d’être soutenu et financé par le gouvernement congolais. Selon lui, cette situation, reconnue par les Nations Unies, devrait choquer la communauté internationale.

