L’opposant congolais Moïse Katumbi dresse un tableau sombre de la situation sécuritaire en RDC et réitère son appel à un dialogue politique « inclusif », qu’il considère comme la seule voie pour mettre fin aux violences dans plusieurs régions du pays.
« Le pays va très mal, surtout à l’Est et à Kinshasa, avec les Mobondo dans le Kwango, les inondations et les ADF. Il y a beaucoup de morts. Il n’y a plus de sécurité, l’État n’existe plus, la population est abandonnée », déclare Katumbi dans une intervention relayée mardi 2 décembre sur les réseaux sociaux.
L’ancien gouverneur du Katanga souligne que l’enlisement du conflit dans l’Est, malgré les initiatives diplomatiques récentes, montre la nécessité d’un cadre politique élargi.
« Le dialogue va nous permettre d’économiser de l’argent et surtout de sauver des vies. Depuis Doha, la guerre continue. La seule solution, c’est le dialogue inclusif de la CENCO et de l’ECC », insiste-t-il.
Katumbi salue également les efforts diplomatiques internationaux, notamment l’implication des États-Unis pour réduire les hostilités dans l’Est.
« Nous encourageons le président Donald Trump dans cette initiative pour ramener la paix. Mais l’accord de Washington doit être accompagné d’un dialogue inclusif pour rassurer les investisseurs », ajoute-t-il.
Ses déclarations interviennent alors que la RDC et le Rwanda doivent signer ce jeudi 4 décembre à Washington un accord de paix présenté comme décisif pour tenter d’enrayer l’escalade des violences dans l’Est du pays.

