Le porte-parole du M23, Lawrence Kanyuka, a accusé dimanche 30 Novembre le Burundi de jouer un rôle central dans les opérations militaires menées contre l’AFC/M23 dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Dans un message publié sur son compte X, il affirme que « tous les bombardements menés par les avions de combat Soukhoï-25 et les drones contre les zones densément peuplées et l’ensemble des lignes de front sont orchestrés depuis le Burundi ».
Selon lui, ce pays constituerait « une base arrière et un centre de commandement » pour les forces engagées aux côtés de Kinshasa.
Le M23 accuse également Bujumbura de déployer des soldats et des miliciens Imbonerakure au Sud-Kivu.
« Le Burundi déploie également ses troupes et des miliciens Imbonerakure au Sud-Kivu, où ils sont intégrés aux FARDC, aux FDLR et aux Maï-Maï Wazalendo », a écrit sur son compte X, Lawrence Kanyuka
Aucune réaction immédiate n’a été enregistrée du côté du gouvernement burundais ni des autorités congolaises à ces nouvelles accusations. Le Burundi affirme régulièrement agir dans l’Est de la RDC dans le cadre de coopérations sécuritaires bilatérales, tandis que Kinshasa nie tout partenariat avec les FDLR, groupe armé rwandais actif depuis les années 1990.
Dans un communiqué la semaine dernière, le Burundi a nié toute présence de ses troupes dans le Minembwe et environs. Une affirmation démentie par des sources sanitaire et de la société civile qui attestent la présence des Forces burundaise dans la zone. Depuis novembre 2025 une centaine des habitants à Minembwe centre avaient manifesté pour dénoncer le blocus humanitaire dont ils sont victimes de la part de l’armée burundaise qui interdit des entrées et sorties dans la zone.

