La Mission de l’ONU pour la stabilisation en RDC (MONUSCO) a condamné fermement les attaques meurtrières menées par le groupe armé Forces démocratiques alliées (ADF). Les 13 et 19 novembre 2025, les ADF, alliés à l’État islamique, ont mené plusieurs incursions dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu.
« Selon les informations recueillies, le bilan des attaques dans le secteur de Bapere et la chefferie de Baswagha est de 89 civils tués, dont au moins 20 femmes, et un nombre encore indéterminé d’enfants. Dans la localité de Byambwe, au moins 17 civils, dont des femmes internées dans la maternité, ont été tués dans un centre de santé de l’Église catholique. Quatre pavillons abritant des malades ont été incendiés », a déclaré la MONUSCO.
D’autres localités, notamment Mabiango, Tunarudi, Sambalysa, Thucha et Butsili, ont également été la cible d’exactions comprenant des enlèvements, pillages de médicaments, incendies de maisons et destruction de biens appartenant à des populations déjà confrontées à une situation humanitaire précaire.

« La MONUSCO présente ses sincères condoléances aux familles et communautés endeuillées et exprime toute la solidarité des Nations Unies aux populations affectées. Les violences contre les civils, y compris dans des structures médicales, peuvent constituer des crimes de guerre et des violations graves du droit international humanitaire », a déclaré Bruno Lemarquis, représentant spécial adjoint du Secrétaire général et chef par intérim de la MONUSCO.
La MONUSCO exhorte les autorités congolaises à diligenter des enquêtes indépendantes et crédibles pour identifier les responsables et les traduire en justice. M. Lemarquis a également rappelé l’appel du Secrétaire général de l’ONU demandant à tous les groupes armés de déposer les armes sans conditions.
Selon des sources locales, le bilan des attaques du 19 novembre dans la chefferie de Baswagha pourrait atteindre plus de 100 morts. Les autorités locales n’ont pas encore réagi.

