La République démocratique du Congo et les Émirats arabes unis ont réaffirmé, dans une déclaration conjointe signée le 20 novembre 2025 à Kinshasa, leur volonté de consolider un partenariat stratégique face aux tensions régionales croissantes et aux défis sécuritaires sur le continent.
Cette annonce intervient après la visite, le 16 novembre, du ministre d’État émirati Sheikh Shakhboot bin Nahyan Al Nahyan, reçu par le président Félix Tshisekedi. Les deux parties ont passé en revue l’état de leur coopération bilatérale, saluant « un partenariat de longue date » et des progrès constants ces dernières années.
Abou Dhabi a félicité Kinshasa pour sa prise de fonction à la tête de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL), soulignant le rôle central de la RDC dans la stabilité régionale. Les deux pays ont également examiné les tensions sécuritaires sur le continent, évoquant les moyens de contribuer à la résolution des conflits persistants en Afrique.
Les Émirats arabes unis ont salué la signature du Cadre de Doha entre le gouvernement congolais et l’Alliance du Fleuve Congo (M23), qualifié d’« étape déterminante » pour la réconciliation nationale et la paix durable dans l’Est de la RDC.

La déclaration conjointe aborde également la crise au Soudan. Les deux pays condamnent les attaques contre les civils à El Fasher et ailleurs, appelant les Forces armées soudanaises (SAF) et les Forces de soutien rapide (RSF) à protéger les populations et à faciliter l’accès humanitaire. Ils insistent sur la nécessité d’un cessez-le-feu et d’une transition vers un gouvernement civil, tout en rejetant l’influence des groupes extrémistes.
Les deux États réaffirment aussi leur soutien à un règlement pacifique du différend territorial opposant les Émirats arabes unis à l’Iran sur les îles Grande Tomb, Petite Tomb et Abu Musa, appelant à des négociations ou à un recours devant la Cour internationale de Justice.
Ils mettent en avant la Conférence des Nations unies sur l’eau prévue en 2026, coorganisée par les Émirats arabes unis et le Sénégal, comme une étape clé pour renforcer les solutions mondiales en matière de sécurité hydrique.
Kinshasa et Abou Dhabi concluent en exprimant leur volonté commune d’approfondir et d’élargir une relation qualifiée de stratégique, tant sur le plan sécuritaire que diplomatique.

