Le gouvernement de la République démocratique du Congo et le mouvement M23 ont signé ce samedi 15 novembre à Doha un accord-cadre destiné à instaurer une paix durable dans l’est du pays. La cérémonie, facilitée par le Qatar, marque une étape majeure dans le processus engagé depuis mars 2025, avec l’appui de plusieurs partenaires internationaux, dont les États-Unis.
Selon les autorités qataries, l’accord établit un cadre global de négociation comprenant huit protocoles visant à traiter les causes profondes du conflit. Ces protocoles abordent notamment le rétablissement de l’autorité de l’État, la gouvernance inclusive, les questions d’identité et de citoyenneté, le retour des déplacés, la relance économique, ainsi que l’accès aux services sociaux.
Deux protocoles ont déjà été signés entre les parties. Les six autres feront l’objet de discussions approfondies dans les deux semaines à venir, ont indiqué les facilitateurs.
L’accord prévoit également la création d’une commission indépendante dédiée à la vérité, à la réconciliation et à la justice transitionnelle, une demande portée de longue date par plusieurs acteurs régionaux et internationaux.

Le Qatar et les partenaires impliqués ont salué l’engagement du gouvernement congolais et du M23 à respecter le cessez-le-feu, condition essentielle à la poursuite des discussions. Ils ont également appelé les deux camps à maintenir un climat constructif en vue d’un accord de paix global.
La signature de Doha a suscité des réactions sur la scène internationale. Depuis Paris, le président français Emmanuel Macron a exprimé son soutien au processus :
« Je salue l’accord signé à Doha entre la RDC et le M23. Après tant de souffrances, une véritable ouverture pour la paix et une lueur d’espoir pour tous. Merci à toutes les parties pour leur esprit constructif et au Qatar pour son rôle déterminant. La France œuvrera toujours pour la paix, la stabilité et le soutien aux populations, dans l’esprit de la Conférence des Grands Lacs organisée à Paris en octobre dernier. »
Cet accord-cadre ouvre une nouvelle phase de négociations, considérée comme décisive pour la stabilisation de la région des Grands Lacs, sans pour autant clôturer le processus de paix engagé.

