Des violents affrontements ont éclaté ce jeudi 13 novembre 2025 entre les rebelles de l’AFC-M23 et les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par des miliciens Wazalendo. Les combats sont signalés dans plusieurs localités du groupement Osso Banyungu, territoire de Masisi, au Nord-Kivu.
« Il y a affrontements depuis ce matin sur les axes Shoa–Muluu–Busoro–Ngesha–Burora–Loashi, en secteur Osso Banyungu », a déclaré la société civile locale.
Ces affrontements opposent les rebelles de l’AFC-M23 à l’armée congolaise alliée aux milices APCLS et Nyatura, regroupées sous la bannière des Wazalendo.
Plusieurs milliers d’habitants ont fui les zones de combat vers diverses localités, notamment Masisi-centre, Nyabiondo et Kashebere.

Ces violences interviennent alors que les deux parties devaient signer, ce même jeudi 13 novembre, un avant-accord à Doha, censé ouvrir la voie à la signature d’un accord de paix entre la RDC et le Rwanda, dans le cadre du processus de Washington lié à celui de Doha.
Le week-end dernier, Bertrand Bisimwa, coordonnateur adjoint de l’AFC-M23, s’était réjoui sur X (ex-Twitter) de « l’évolution positive du processus de Doha », estimant que « les bruits des armes pourraient bientôt cesser ».
Cependant, cet espoir semble s’être volatilisé après la déclaration du ministre congolais de la Communication, Patrick Muyaya, affirmant que le président Félix Tshisekedi ne se rendra pas à Doha tant que les troupes rwandaises n’auront pas quitté l’est du pays.
Depuis la résurgence de la rébellion de l’AFC-M23, Kigali a toujours nié la présence de ses troupes sur le territoire congolais.

