Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a alerté, dans un communiqué, sur la situation humanitaire précaire dans la province de l’Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo.
Selon le CICR, l’accès aux soins est gravement compromis, car certaines structures de santé ont fermé ou ont été évacuées faute de sécurité.
L’organisation indique avoir enregistré plus de 40 000 consultations curatives et pris en charge plus de 600 personnes pour des traumatismes liés aux armes ou aux violences sexuelles dans les territoires de Djugu et d’Irumu depuis le début de l’année.
Parmi ses actions d’assistance, le CICR affirme avoir fourni des vivres et des kits essentiels à près de 12 000 personnes retournées. Il a également soutenu les agriculteurs avec des semences vivrières et renforcé l’accès à l’eau potable pour plus de 23 000 personnes.

L’appel du CICR : protéger les civils et le droit humanitaire
« Nous appelons toutes les parties au conflit à prendre conscience de l’impact dramatique sur les populations civiles », déclare François Moreillon, chef de la délégation du CICR en RDC.
Le communiqué exige un respect strict du droit international humanitaire et la mise en place de mesures immédiates pour stopper les attaques contre les civils et leurs biens.
Selon le CICR, en Ituri, des vies sont en ruines, des familles sans refuge, et l’avenir de milliers d’enfants est suspendu.
« Tant que le cycle de violence perdure, toute parole de paix reste un fragile espoir », a renchéri le CICR.
Estella Watanga

