Depuis plus de quatre mois, plusieurs familles déplacées venues du groupement de Bukombo, en territoire de Rutshuru, vivent dans des conditions extrêmement précaires dans les locaux de l’école primaire Kahe, à Kitshanga, dans le territoire de Rutshuru.
Sans aucune assistance humanitaire régulière, ces citoyens ordinaires lancent un cri d’alarme face à la famine et au manque de soins.
Selon madame Mahoro Patience, responsable de ces déplacés, seule l’agence onusienne OIM est intervenue depuis leur arrivée, en distribuant quelques bâches et ustensiles de cuisine. Mais depuis, aucune autre organisation humanitaire n’a apporté d’aide, malgré la détresse croissante de ces familles.
Face à cette situation dramatique, certains déplacés ont été contraints de vendre le peu de matériel reçu afin de se procurer de la nourriture.
Les femmes enceintes ne sont pas épargnées : elles manquent de médicaments et de suivi médical, alors que plusieurs cas de malnutrition sont déjà signalés parmi les enfants.

« Nous vivons dans des conditions très difficiles. Beaucoup de familles n’ont rien à manger, et certaines femmes enceintes souffrent sans pouvoir accéder aux soins. Nous demandons aux organisations humanitaires de venir à notre secours », a déclaré madame Mahoro Patience, responsable des déplacés installés à l’école Kahe.
Elle appelle urgemment les organisations humanitaires à intervenir pour soulager la souffrance de ces familles déplacées, surtout en cette période de crise.
Ces déplacés disent avoir fui le groupement de Bukombo à cause de l’insécurité persistante dans le territoire de Rutshuru.
Sur place, la situation sécuritaire demeure préoccupante et invivable, marquée par des affrontements récurrents entre les groupes armés Wazalendo alliés aux FDLR et les rebelles de l’AFC-M23, poussant encore de nombreuses familles à chercher refuge dans d’autres zones voisines.

