Des combats violents opposant les rebelles de l’AFC-M23 aux miliciens Wazalendo ont été signalés ce dimanche 5 octobre 2025, dans plusieurs villages du groupement Bashali Mokoto, situé en chefferie de Bashali, dans le territoire de Masisi.
Ces affrontements ont causé une grande pychose dans la région.
D’après nos sources locales, les attaques ont été menées simultanément dans les villages de Kinyana, Kasenyera près de Kahira et Nyabikere.
Dès les premières heures de la matinée, les habitants ont entendu des tirs d’armes lourdes et légères, provoquant des déplacements massifs de la population vers des villages voisins supposés plus sécurisés.
Le village de Nyabikere, en particulier, est resté totalement inhabité, en raison des affrontements qui se sont prolongés tout au long de la journée.
La situation dans cette localité reste particulièrement critique, les combats ne cessant de se multiplier entre les belligérants.
« Il y a des affrontements depuis ce matin à Kasenyera et Kinyana. Mais on ne sait pas qui attaque qui, car les M23 sont toujours là-bas depuis leurs derniers affrontements avec les Wazalendo. Ils avaient délogé les Wazalendo lors de leur dernière attaque. Maintenant, on entend des détonations de bombes et des tirs de mitrailleuses. Nous n’avons même pas pu aller à l’église à cause de cela », témoigne un habitant de la zone sous anonymat.

Les affrontements surviennent alors que des éléments de l’AFC-M23, membres de l’alliance Fleuve Congo, ont récemment renforcé leurs positions dans la localité de Kahira, intensifiant ainsi la violence dans les zones frontalières.
Cette situation est le fruit d’une nouvelle stratégie d’attaque menée par les rebelles contre les miliciens Wazalendo.
Vers 12 h, une accalmie a été signalée dans la zone de Nyabikere, après que les rebelles de l’AFC-M23 aient repoussé une attaque des Wazalendo.
Cependant, ces violents combats continuent de perturber les activités économiques et agricoles, affectant non seulement les villages directement concernés, mais aussi ceux des environs.
Depuis le début du mois d’octobre, des renforts en hommes et en munitions ont été signalés des deux côtés du conflit, dont les FARDC et leurs alliés d’une part, et les rebelles de l’AFC-M23 de l’autre, dans les territoires de Masisi et Walikale.

