Une psychose générale a été enregistrée chez la population de Buleusa, en groupement Ikobo, dans le territoire de Walikale, après une forte détonation causée par les bombardements des drones militaires des FARDC, la nuit du mercredi au jeudi 2 octobre 2025.
D’après nos premières informations, c’est autour de minuit qu’une forte détonation a été ressentie dans la région, quelques heures après les bruits des drones dans les airs de Buleusa, entraînant une panique chez la population locale.
Selon ces sources anonymes, l’attaque visait des positions des éléments de l’alliance Fleuve Congo-M23 (AFC-M23).
Un déplacement de la population a été observé ce matin dans la zone suite à cette attaque, la population craignant d’être la cible de nouveaux bombardements de drones dans la région.
Cette situation a également impacté négativement les activités scolaires et économiques dans l’agglomération. Ce jeudi matin, aucune école n’a ouvert ses portes.
Aucun bilan n’est disponible, et aucune communication de la part des autorités de l’AFC-M23 relative à la situation.

Cette même situation s’est manifestée à Rutshuru centre la même nuit, où l’on signale des bombardements de drones aux alentours du camp militaire dénommé PNA à Rutshuru. Aucun bilan n’est disponible du côté militaire et civil.
Cette situation a été à l’origine d’une panique dans cette zone densément peuplée autour de 22 h.
Ces bombardements sont signalés alors que les mouvements des militaires des deux côtés, FARDC et AFC-M23, renforcent les lignes de front à Masisi, Walikale et Rutshuru dans le groupement de Busanza.
Cela fait un certain temps que le mouvement politico-militaire AFC-M23 accuse le gouvernement congolais d’avoir utilisé des avions de chasse et des drones militaires dans les bombardements de zones densément peuplées, causant des pertes en vies humaines au Nord et Sud-Kivu.
Ces bombardements interviennent quelques jours après celui de Mpeti, coupant la communication entre Walikale et une grande partie de Masisi.

