Le président congolais Félix Tshisekedi s’est entretenu en toute discrétion avec Erik Prince, patron de la société militaire privée américaine Frontier Services Group (FSG), en marge de l’Assemblée générale des Nations unies, a rapporté mercredi le média Africa Intelligence.
La rencontre, tenue le 21 septembre, visait à discuter d’un possible élargissement du contrat conclu en décembre 2024 avec FSG, initialement centré sur la fiscalité minière. Kinshasa envisage désormais d’impliquer la société dans la maintenance aérienne des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Selon Africa Intelligence, Erik Prince, ex-fondateur de Blackwater, multiplie les contacts à Kinshasa et cherche à se positionner sur le marché stratégique de l’appui militaire, alors que le dispositif privé engagé par les FARDC reste éclaté entre plusieurs acteurs étrangers.

Les FARDC sont en guerre contre plusieurs groupes armés, dont le M23 qui occupe deux grandes villes et plusieurs territoires de l’Est de la RDC.
Le président Félix Tshisekedi a mobilisé les médias américains lors de l’Assemblée générale des Nations Unies à New York.
Lors d’un déjeuners de travail, le 24 septembre, il a répondu à des questions sur la politique intérieure de la RDC, le processus de paix à Doha et l’accord avec le Rwanda. Tshisekedi a accusé le Rwanda et l’AFC/M23 de compromettre le processus de paix par des violences. Il a également plaidé pour la reconnaissance du génocide congolais, affirmant que la communauté internationale doit agir. Des médias comme Fox News, CNN et le New York Times étaient présents.

