Des images virales sur les réseaux sociaux ont suscité une onde de choc en montrant l’agression brutale d’une dizaine de jeunes à Beni, au Nord-Kivu, le 17 septembre 2025. Accusés de liens avec le groupe armé M23, ces jeunes ont été victimes de violence de la part des habitants locaux avant d’être libérés grâce à l’intervention des services de sécurité.
Immédiatement après l’incident, des notables de la province voisine de l’Ituri ont pris la parole pour défendre les jeunes concernés. John Kabwa, un notable iturien, a condamné cette agression en la qualifiant de « discrimination régionale » à l’encontre des ressortissants de Mahagi, en Ituri, présents à Beni pour des raisons professionnelles.
« Ces jeunes ont été violemment agressés au motif qu’ils seraient de mèche avec les M23 », a déclaré Kabwa.
La société de gardiennage Top Sig, à laquelle appartenaient les jeunes agressés, a exprimé sa profonde consternation face à cet incident. Dans un communiqué, elle a précisé que ces stagiaires étaient venus de Mahagi pour des « stages professionnels à Beni ».

« TOP SIG condamne avec la plus forte énergie la violence exercée à l’encontre de ses agents, compatriotes congolais, par des personnes mal intentionnées se réclamant appartenir à des groupes de pression », a déclaré la société.
Elle a également démenti toute affiliation des jeunes au mouvement rebelle M23, insistant sur le fait qu’ils avaient été correctement identifiés par les autorités de sécurité.
Les agents de Top Sig, initialement interpellés par la police, ont été relâchés quelques heures après vérification de leur identité par les services compétents.
« TOP SIG tient à préciser à toute la population de Beni et ses environs que lui et ses agents n’ont aucun lien avec une quelconque rébellion, comme l’ont indiqué plusieurs publications sur les réseaux sociaux », a conclu le communiqué, réaffirmant la légitimité des agents.
Les dix hommes suspectés d’appartenir au M23-AFC ont échappé à une justice populaire à Kalinda, dans la ville de Beni. Ils ont été appréhendés par la population, craignant une infiltration rebelle. La police nationale congolaise est intervenue pour les sauver avant de procéder à leur audition puis leur relâchement.
