À Bulape, dans le territoire de Mweka au Kasaï, les premiers patients atteints du virus Ebola ont quitté l’hôpital général de référence après avoir été déclarés guéris, a annoncé Médecins Sans Frontières (MSF) ce mardi 16 septembre. Ils sont rentrés chez eux après plusieurs jours de traitement intensif.
L’épidémie avait été officiellement déclarée le 4 septembre 2025, mais dès la veille, le 3 septembre, MSF avait déjà envoyé une équipe d’investigation.
Selon le Dr Cédric Emasi, coordinateur médical du pôle urgence Congo de MSF, 67 alertes ont été traitées jusqu’ici : « 24 cas confirmés et 25 décès, dont certains suspects n’ayant pas eu le temps d’être testés. »
La guérison des premiers malades résulte d’un effort collectif. Le ministère de la Santé, MSF, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et l’Institut national de recherche biomédicale (INRB) ont uni leurs moyens pour réduire la mortalité et sauver des vies.
Afin de soutenir la riposte, MSF a livré 20 tonnes de matériel médical, représentant plus de 144 mètres cubes de vaccins. Plusieurs partenaires internationaux, dont l’OMS, l’UNICEF et Africa CDC, se mobilisent également. Mais la tâche reste ardue : « l’enclavement de la zone complique le transport du matériel et le déploiement du personnel. Malgré tout, MSF reste aux côtés des communautés et du gouvernement pour contenir la propagation du virus », a assuré le Dr Emasi.

La lutte est entré dans une étape cruciale avec le lancement d’une campagne de vaccination annoncée par l’OMS le 14 septembre.
Elle vise en priorité les soignants en première ligne et les proches des malades, selon la stratégie de vaccination en anneau.
Un premier lot de 400 doses du vaccin Ervebo, issu d’un stock national de 2 000 doses conservées à Kinshasa, a été expédié à Bulape, l’un des épicentres de l’épidémie d’Ebola de la souche Zaïre, la plus virulente. D’autres envois suivront dans les localités affectées.
Par ailleurs, le Groupe international de coordination pour l’approvisionnement en vaccins a validé l’envoi de 45 000 doses supplémentaires vers la RDC.
L’OMS a épaulé les autorités congolaises pour formuler la demande, mettre en place le plan de vaccination et former les équipes chargées de collecter les données et d’assurer l’accompagnement technique.

