Prince Epengé, porte-parole de la plateforme de l’opposition Lamuka et président du parti politique ADDCongo, a critiqué mardi l’attitude des députés de l’Union sacrée de la nation (USN).
Dans une déclaration relayée sur les réseaux sociaux, l’opposant accuse les élus de la majorité présidentielle d’être « définitivement du bon côté de la mangeoire », en exigeant l’augmentation de leurs dotations budgétaires alors que le pays traverse de graves crises.
Épengé a rappelé le naufrage récent dans la province de l’Équateur, ayant fait 280 morts, ainsi que les attaques attribuées aux ADF à Lubero, au Nord-Kivu, qui ont coûté la vie à 110 personnes en une semaine.
Il a dénoncé « la misère et la pauvreté » qui, selon lui, « ont transformé les Congolais en joueurs émérites des paris sportifs ».
L’opposant estime que le régime du président Félix Tshisekedi cherche un « Yes man au perchoir », et que « l’incompétence » invoquée contre certains responsables politiques ne serait qu’un « prétexte hypocrite ».

« Les députés illégitimes de l’USN sont prêts à changer la Constitution pour leurs intérêts. Qu’ils ne comptent pas sur le peuple », a déclaré Épengé, appelant à l’ouverture d’un « dialogue pour sauver le pays en danger ».
Initiée il y a quelques jours par le Député National Crispin Mbindulé, la pétition visant cinq membres du Bureau de l’Assemblée nationale, dont son président Vital Kamerhe, a été déposée le lundi 15 septembre auprès du Secrétaire Général de l’Assemblée Nationale, Jean Nguvulu Khoji, notifié par un huissier de justice quelques heures après l’ouverture solennelle de la session budgétaire.
L’Assemblée nationale a convoqué une plénière ce mercredi pour mettre en place une commission spéciale chargée d’examiner cette pétition. Alors que les pétitionnaires accusent Vital Kamerhe d’incompétence, la crème politique congolaise, en particulier l’opposition, accuse les députés de l’UDPS, initiateurs de la pétition, de chercher à déstabiliser les institutions en mettant à la tête de l’Assemblée nationale une marionnette qui pourra faire passer le changement de la Constitution prônée par le président Félix Tshisekedi.

