Dans l’est de la République Démocratique du Congo, des combats ont éclaté ce jeudi matin dans plusieurs villages du territoire de Fizi, au Sud-Kivu. Les affrontements opposent les forces Wazalendo aux combattants Twirwaneho, alliés à l’AFC-M23, dans les villages de Kahwela, Kivumu et Luhemba.
Les forces Wazalendo accusent les Twirwaneho d’avoir lancé des attaques ciblant des cultivateurs dans ces localités. La milice CPCL/FABB des Wazalendo a déclaré avoir repoussé l’attaque, qui viserait des zones stratégiques menant à la province du Maniema.
Un porte-parole Wazalendo, du mouvement CPLC/FABB du général Ngomanzito, a affirmé :
« Sur le terrain, les résistants patriotes CPLC/FABB se comportent très bien. Ils ont réussi à repousser les violentes attaques orientées vers les populations innocentes. L’objectif pour l’ennemi est de s’effrayer un chemin afin d’atteindre la province de Tanganyika et celle de Maniema et ainsi renverser le régime de son excellence Félix Tshisekedi Tshilombo. »
De leur côté, les combattants Twirwaneho, alliés à l’AFC-M23, ont accusé l’armée congolaise, en coalition avec l’armée burundaise, d’avoir mené une attaque ciblée contre le village de Mikenge, près de Minembwe, dans les Hauts-Plateaux du Sud-Kivu. Selon leurs déclarations, l’attaque a eu lieu le 10 septembre avec le soutien des forces Wazalendo.

Le communiqué de Twirwaneho déplore :
« L’offensive a été lancée depuis le village de Gipupu, un point de départ bien connu pour les opérations hostiles contre les populations civiles Banyamulenge dans les Hauts Plateaux d’Itombwe. Cette attaque confirme, une fois de plus, l’alliance militaire active entre ces forces étatiques et non étatiques dans une campagne de terreur ciblée contre les Banyamulenge. »
Ce mouvement d’autodéfense alerte également sur un plan continu d’attaques visant les villages de Mikenge et Gakenge, tous habités par des civils déplacés internes Banyamulenge.
Au Sud-Kivu, les tensions demeurent vives, avec des combats opposant le Twirwaneho/AFC-M23 aux Wazalendo, alliés aux Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), sur plusieurs lignes de front. Malgré les accusations réciproques, le cessez-le-feu permanent convenu entre le gouvernement congolais et l’AFC-M23 dans le but de désescalader le conflit souffre d’une application effective.

