Plusieurs figures politiques congolaises affirment avoir été empêchées de participer à la deuxième édition du Dialogue africain sur la paix et la sécurité, organisé par la Fondation Thabo Mbeki, du 3 au 6 septembre 2025 en Afrique du Sud.
Jean-Marc Kabund, président de l’Alliance pour le Changement, a dénoncé un “blocage politique” orchestré par Kinshasa.
« Le régime de Tshisekedi tremble devant la vérité ! Sur ordre de cette tyrannie, le gouvernement sud-africain m’a refusé le visa, m’empêchant ainsi de participer à la Conférence internationale sur la paix organisée par la Fondation Thabo Mbeki », a-t-il écrit sur son compte X (ancien Twitter).
De son côté, Jean-Claude Kibala, député honoraire et opposant, a déclaré avoir été empêché de voyager. Selon lui, la Direction générale des migrations (DGM) lui a interdit de quitter le pays pour rejoindre Johannesburg, où il devait prendre part aux travaux.

Le parti LGD de l’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo a également confirmé que ses délégués n’ont pas pu se rendre en Afrique du Sud.
« Malgré notre entière disposition et notre engagement à participer activement à ces échanges, nos délégués n’ont malheureusement pas pu obtenir les visas et titres de voyage tel que convenu. Cette situation, totalement indépendante de notre volonté, rend matériellement impossible notre présence physique à ces assises », a expliqué le parti dans un communiqué.
Pour Kinshasa, via le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement Patrick Muyaya, la conférence est jugée “inopportune”, en raison de l’implication de Thabo Mbeki, accusé d’avoir pris la défense de ceux qui “agressent et endeuillent les Congolais”.

