L’Ouganda fait face à une crise humanitaire majeure : les fonds d’urgence pour les réfugiés seront épuisés d’ici septembre, menaçant la survie de près de 2 millions de migrants, majoritairement des enfants, fuyant les conflits du Soudan, du Soudan du Sud et de la RDC.
Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) tire la sonnette d’alarme concernant la situation humanitaire des réfugiés en Ouganda, pays hôte de la plus grande population de réfugiés en Afrique.
Le financement d’urgence pour soutenir les programmes d’assistance des réfugiés est sur le point d’être épuisé, menaçant l’accès à l’aide pour environ 1,93 à 2 millions de personnes. En Ouganda, l’afflux quotidien de réfugiés atteint environ 600 personnes par jour, principalement aux frontières avec la RDC, le Soudan du Sud et le Soudan.
La crise de financement a été alertée le 4 août 2025, avec une rupture attendue dès septembre, en pleine saison de flux migratoire accru.

En raison de coupes drastiques de l’aide internationale, notamment des États-Unis et d’autres bailleurs, l’UNHCR ne peut actuellement couvrir qu’un tiers des besoins, avec des coupes sévères dans les services essentiels comme la nourriture, l’eau, la santé mentale et la protection des enfants.
Selon Matthew Crentsil, représentant de l’UNHCR en Ouganda : sans financement additionnel, les programmes seront obligés de réduire le soutien mensuel par réfugié à 5 dollars, contre 16 dollars jusqu’à présent. Cela entraînerait une dégradation rapide des conditions de vie, des risques accrus de malnutrition, de violences sexuelles, de perte de logement et de suicides chez les jeunes.
L’Ouganda, refuge pour près de deux millions de personnes déplacées, se trouve dans une impasse humanitaire sévère : sans un réapprovisionnement urgent des fonds internationaux, l’effondrement des services de base risque d’avoir un impact catastrophique, surtout sur les enfants et les femmes vulnérables.

