Le procès du Général Major Smith Gihanga s’est poursuivi ce mardi 5 août 2025. La Haute cour militaire a examiné, lundi, l’origine d’une cinquantaine d’armes et de munitions de guerre retrouvées à la résidence de Lubumbashi du prévenu, ancien commandant de la 22e région militaire, selon l’ACP.
Lors de cette perquisition effectuée par les éléments de l’État-major des renseignements, sur décision de renvoi du parquet général militaire, une audience a eu lieu à Kinshasa.
À la question de la haute cour sur l’origine de ces armes, le prévenu a répondu en ces termes :

« Une partie de ces armes est venue des militaires de la 3ème zone de défense commis à ma garde, dont certains ont été déployés et n’étaient plus commis à ma protection. Une autre partie provient de militaires d’autres unités que j’ai eu à prélever en tant que commandant régional militaire, aussitôt arrivé à Lubumbashi. Lorsque je suis arrivé à Kinshasa à la Demiap, mon général, l’équipe de ce service de renseignement est partie de Kinshasa pour Lubumbashi, désarmant les militaires qui étaient commis à ma sécurité, et la plupart de leurs armes ont été récupérées. Je ne saurai connaître le nombre, car j’étais déjà à Kinshasa, » a déclaré le Général Major Smith Gihanga.
Le Général Smith Gihanga, originaire du Nord-Kivu, avait été démis de ses fonctions et remplacé par le Général Eddy Kapend, gracié dans l’affaire d’assassinat de Laurent-Désiré Kabila. Le travail du Général Smith Gihanga dans la restauration de la sécurité dans l’ancienne province du Haut-Katanga avait été vivement salué par la population locale. Malgré les multiples sollicitations pour sortir du pays afin de se soigner en Afrique du Sud, la cour n’a toujours pas répondu favorablement à la requête des avocats du Général, qui reste disponible dans sa résidence.
