Le chef d’état-major des forces armées terrestres ougandaises, le général Muhoozi Kainerugaba, a exprimé, ce jeudi 24 juillet sur son compte X (anciennement Twitter), ses réserves face à l’accord de paix de Doha visant à résoudre la crise sécuritaire entre la République Démocratique du Congo (RDC) et le mouvement rebelle du M23.
Dans son message, le fils du président ougandais Yoweri Museveni remet en question le rôle des puissances étrangères dans la gestion de cette crise :
« Ni le Qatar ni les États-Unis ne peuvent trancher pour neuf pays africains voisins de la RDC et susceptibles d’avoir des problèmes avec elle. Washington et Doha ne valent rien sans l’EAC et la SADC », a-t-il déclaré.

Cette prise de position intervient alors que les pourparlers engagés à Doha sous médiation qatarie et américaine divisent les capitales de la sous-région des Grands Lacs. Plusieurs observateurs s’interrogent sur la portée de ces négociations, qui semblent marginaliser les mécanismes régionaux comme l’East African Community (EAC) et la Communauté de développement d’Afrique australe (SADC).
Le général Muhoozi défend depuis plusieurs mois un retour aux solutions africaines par les blocs régionaux. Sa déclaration laisse entrevoir une possible tension diplomatique entre Kampala et les parrains de l’accord de Doha.

