Deux nouvelles localités du groupement Nyamaboko 1er sont passées sous le contrôle des rebelles de l’AFC-M23. Ces deux localités ont étè conquise hier mardi 22 juillet 2025 aprés des violents affrontements avec les combattants Wazalendo dans cette partie du secteur Osso Banyungu, territoire de Masisi (Nord-Kivu).
Selon les sources locales et la societé civile du territoire de Masisi les villages de Luke et Katobotobo auparavant contrôlés par les Wazalendo et les Forces armées de la RDC (FARDC) sont désormais occupés par les rebelles, après une offensive fulgurante de ces derniers.
Ce mercredi 23 juillet, la situation reste confuse dans et autour de ces localités, où des crépitements d’armes se font encore entendre, témoignant d’un climat sécuritaire toujours très instable.
Ces deux villages figuraient parmi les bastions des Wazalendo, qui y menaient régulièrement des attaques contre les positions du M23, notamment dans les environs de Kibabi.

Des mouvements importants de troupes de l’Alliance Fleuve Congo–M23 sont observés dans la zone de Kibabi, en direction de Luke et Katobotobo, pour y renforcer les unités engagées sur les lignes de front.
Ces affrontements intenses ont provoqué un déplacement massif de la population locale vers des villages voisins, y compris dans le territoire de Walikale, perçu comme relativement sécurisé.
« Nous vivons une situation critique. Hier, les affrontements ont été très violents à Luke et Katobotobo. Le M23 a attaqué les positions des Wazalendo et de certains éléments FARDC. Toute la journée a été marquée par une grande confusion. Les M23 contrôlent désormais ces localités, et les résistants ont été repoussés. Des armes lourdes ont été utilisées, ce qui a poussé les habitants à fuir vers d’autres villages. Jusqu’à présent, la situation reste tendue, et les M23 continuent de renforcer leurs positions », témoigne un habitant joint depuis Kibabi.
Malgré quelques heures d’accalmie, la situation reste précaire dans cette partie du territoire de Masisi. Certains habitants restés sur place vivent cloîtrés chez eux, sans oser se déplacer, dans l’attente de consignes officielles des autorités de fait.

