La mission de stabilisation et de maintien de la paix en RDC (MONUSCO) a lancé dans les territoires d’Irumu, Djugu et celui de Mahagi dans l’est du pays depuis le 1er octobre 2024 une opération dénommé » Secure Harvest » ou » récolte sécurisée ». Cette opération ira jasqu’en décembre 2024.
Au moins 360 patrouilles de sécurisation ont été menées par les Casques bleus (bangladais) de la MONUSCO rien que pour le seul mois d’octobre dans plus de 40 villages en Ituri, rapporte Jean Tobi Okala, chargé de l’information publique de la Monusco.
Selon lui, ces opérations ont permis actuellement aux agriculteurs « d’accéder à leurs champs en dépit des menaces des groupes armes qui circulent avec leurs armes dans la région. Mais surtout de récolter les produits agricoles dont le manioc, le maïs, le haricot, les patates douces, les choux, les ananas, et de lutter ainsi contre la pauvreté »
La société civile de Bahema Nord salue les efforts de la Monusco et appel le gouvernement à les capitaliser pour que les populations civils ne souffrent plus après le départ de la Monusco.

» La MONUSCO a organisé des patrouilles et c’est beaucoup et ça permet encore à d’autres personnes qui ont besoin de se rendre dans les champs de cultiver, de défricher et les gens-là travaillent aussi aisément, il n’y a pas beaucoup de psychose parce que c’est vrai que la MONUSCO a monté des patrouilles diurnes tout comme nocturnes. J’espère un peu que c’est notre soulagement maintenant les gens récoltent leurs produits, il n’y a pas peur. Il y avait des assaillants de la Codeco qui venaient brûler et défricher dans la nuit, mais en tout cas, vraiment, maintenant ça n’existe pas », déclare Charité Banza , président de la société civile de Bahema Nord.
Il s’agit des localités de Ladhejo, Laudho, Logo Takpa, Ala, Sanduku, Gina, Djiba… dans le territoire de Djugu ; Beyi, Mangiva, Holu, Ndenge… ou Budana dans celui d’Irumu, ou encore des villages de Schubert, Amee, Djalsabo dans le territoire de Mahagi. Ici, en raison de l’activisme des groupes armés, notamment Codeco, Zaïre, ou des ADF, les populations accèdent difficilement à leurs champs pour des activités agricoles.
Cette situation a eu des conséquences sur la vie socioéconomique, occasionnant ainsi la rareté de vivres, et donc inévitablement la hausse des prix des quelques produits agricoles disponibles sur les marchés locaux.






