Les déplacés de guerre venus des différents villages du groupement Bashali Mokoto vivant actuellement à Kisse, dans sa partie sud, traversent un moment difficile dans les familles d’accueil, ainsi que dans des écoles et des églises du territoire de Masisi.
D’après Muragije Patrick, l’un des déplacés basés dans la zone, c’est depuis le début des affrontements entre les Wazalendo et le M23 dans les villages de Kahira, Kamonyi, Buhimba et les alentours que ces habitants ont été contraints de se réfugier dans cette agglomération, elle-même parfois menacée par les rebelles.
Ces habitants n’ont pas de quoi manger et leurs vies sont en danger. Les déplacés sont exposés aux intempéries et à plusieurs maladies.
Les déplacés ont du mal à trouver de quoi se nourrir. Dans la zone, les prix des denrées alimentaires ont grimpé suite à l’insécurité sur les routes de desserte agricole.

« Nous, les déplacés, sommes en danger. Nous traversons un moment très difficile. La plupart des déplacés viennent de Kahira, Kamonyi et Buhimba. À Buhimba, il y a les Wazalendo. Les femmes, surtout, sont ici dans des familles d’accueil avec des enfants, sans rien à manger. Il est aussi très difficile pour nous de trouver de quoi acheter car les prix des marchandises ont augmenté. Certains d’entre nous dorment dans des salles de classe et dans des églises », déclare Muragije Patrick, un déplacé.
Ces déplacés n’ont pas accès à leurs villages d’origine en raison de l’insécurité dans la zone.
Parfois, certains tombent victimes de tortures infligées par des hommes armés non identifiés.
Pour se protéger contre toute éventuelle menace, ces compatriotes jugent préférable de rester à Kisse près de leurs proches, bien qu’ils soient confrontés à un grave problème de faim.
Rappelons que les villages d’origine de ces populations sont toujours considérés comme des zones rouges, disputées par les belligérants, où d’une part le M23 tente d’avancer vers d’autres villages mais est bloqué par les Wazalendo dans cette partie de Masisi.












