La société civile de Goma tire la sonnette d’alarme face à une augmentation alarmante des cas de justice populaire dans la région, avec une moyenne de cinq incidents signalés chaque semaine. Ces actes, où des civils prennent la loi entre leurs mains contre des bandes armées, des policiers ou des militaires en armes, sont jugés comme une réponse désespérée à l’absence d’une autorité de l’État dans l’Est de la RDC.
Marion Ngavo, président de la société civile de Goma, exprime sa préoccupation.
« Chaque semaine, nous enregistrons au moins cinq cas de justice populaire, une pratique qui va à l’encontre des lois congolaises. Cela témoigne du manque d’état de droit et de l’absence de sécurité pour les citoyens dans notre région », a-t-il ajouté.
La justice populaire, bien que souvent motivée par des griefs légitimes, est strictement interdite par la loi congolaise.
Marion Ngavo rappelle que, malgré les défis persistants d’insécurité, de chômage et de pauvreté, la réponse appropriée reste le recours aux autorités compétentes.
Les enfants plaidant pour la sécurité environnementale et le civisme reçoivent un soutien encourageant du commissaire principal de la ville de Goma
« Quelle que soit la gravité des actes commis, nous appelons les autorités de sécurité et de justice à remplir pleinement leur rôle pour assurer la sécurité de la population. »
La société civile exhorte également les habitants à éviter la justice populaire et à plutôt diriger les présumés coupables vers la police de proximité.
« Nous devons travailler ensemble pour restaurer la confiance dans nos institutions et renforcer l’état de droit », plaide le président de la société civile de la ville de Goma.
Les autorités locales sont appelées à intensifier leurs efforts pour renforcer la sécurité et restaurer la confiance des citoyens envers le système judiciaire. La résolution de la crise de sécurité à Goma nécessitera une action concertée et une coopération entre les forces de sécurité, la justice et la société civile.
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