Le pasteur Pierre Kasambakana, alias Kas, figure emblématique de l’église primitive en République Démocratique du Congo (RDC), fait face à de lourdes accusations de harcèlement sexuel, mariage forcé et atteinte aux mœurs. Le ministère public a requis une peine de 20 ans de prison ainsi que la fermeture définitive de son église.
L’affaire, portée devant le Tribunal de Grande Instance de Gombe (TGI/Gombe), a captivé l’attention du public et des médias en raison de la gravité des accusations et de la notoriété de l’accusé. Le pasteur Kasambakana est accusé d’avoir abusé de sa position d’autorité pour commettre des actes de violence sexuelle et de coercition contre plusieurs membres de sa congrégation.
Les procureurs ont présenté des témoignages et des preuves visant à démontrer que Kasambakana a systématiquement utilisé son pouvoir pour contraindre des femmes, majoritairement mineures, à des relations sexuelles non consenties et à des mariages forcés.
20 ans de prison requis contre le pasteur Pierre Kas de l’église primitive, ainsi que la fermeture de son église
Lors de la dernière audience, les avocats de la défense ont tenté de discréditer les témoignages des victimes, affirmant que les accusations étaient motivées par des rancunes personnelles et des conflits internes à la communauté religieuse. Cependant, le ministère public a soutenu que les preuves présentées étaient accablantes et que la gravité des faits justifiait une peine exemplaire.
La fermeture de l’église primitive, demandée par le ministère public, est justifiée par la nécessité de protéger la communauté et de prévenir d’autres abus. La requête vise également à envoyer un message clair sur l’inadmissibilité de tels comportements au sein des institutions religieuses.
L’affaire a été prise en délibéré par le TGI/Gombe, et le verdict est attendu pour le 7 juin 2024.
En attendant le verdict, la société civile et les organisations de défense des droits de l’homme en RDC suivent de près le déroulement du procès, espérant que justice soit rendue et que des mesures soient prises pour protéger les victimes et prévenir de futurs abus.
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Kisa Didi Jonathan est né le 20 avril 1998 à Kinshasa, en République démocratique du Congo. Diplômé en sciences de l'information et de la communication de l'IFASIC en 2023, il a également suivi d'autres formations en community management, en régie télévision et en marketing digital, démontrant ainsi son engagement envers l'apprentissage continu et son intérêt pour les nouvelles technologies.
Pendant deux ans, de 2019 à 2021, Kisa a consacré son temps en tant que missionnaire au sein de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours, exerçant son service à Likasi, Lubumbashi et Kolwezi, toujours en République démocratique du Congo.
Ayant grandi à Kinshasa et étudié au complexe scolaire Saint Gabriel, Kisa parle couramment le lingala et le français. Actuellement basé dans sa ville natale, il continue de s'impliquer dans le domaine des communications et des médias, où sa passion pour la technologie et son expertise en marketing numérique le guident dans ses projets futurs.
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