Le Collectif des Inspecteurs Contrôleurs du Travail et des Agents Administratifs, nouvellement recrutés à l’Inspection Générale du Travail et affectés dans la province du Nord-Kivu, plaide pour le non-paiement de leur salaire depuis un an.
Dans un mémorandum adressé à Son Excellence Monsieur le Président de la République Démocratique du Congo, ils déclarent être abandonnés par le gouvernement depuis le début du processus de recrutement lancé le 3 mars 2023, soit il y a environ treize mois.
Ces inspecteurs nouvellement recrutés réclament au gouvernement congolais le paiement d’au moins un an de salaire. Ils sollicitent une résolution rapide de leur situation salariale pour pouvoir subvenir à leurs besoins.
« Nous sommes les agents de l’Inspection Générale du Travail, nouvellement recrutés suite à un concours organisé le 23 juillet 2023 sur l’ensemble du territoire de la République Démocratique du Congo. Nous vivons dans une incertitude totale quant à notre prise en charge, et nous souffrons depuis notre engagement le 17 octobre 2023. Nous constatons une stagnation dans le processus d’assurer notre prise en charge effective. Sachant que vous êtes le visionnaire de notre engagement et de toute cette réforme, nous vous adressons cette demande afin que notre prise en charge soit effective à partir de ce mois d’avril », demandent-ils.
Pour rappel, le processus de recrutement a été lancé il y a environ treize mois, le concours s’est déroulé le 23 juillet 2023 comme indiqué, et les résultats ont été annoncés le 2 septembre 2023.
Les inspecteurs contrôleurs nouvellement recrutés ont suivi une formation et ont dû payer chacun 50 dollars pour y participer.

« C’est après l’annonce des résultats et l’admission en tant qu’agents de carrière du service public de l’État que notre calvaire a commencé. Nous avons suivi une formation de deux semaines du 6 au 18 novembre 2023, initiée par le ministère de l’emploi, du travail et de la prévoyance sociale, sans indemnités, ni transport, ni repas. La participation à cette formation a entraîné la perte de petits emplois pour la plupart d’entre nous, qui subvenaient à nos besoins et à ceux de nos familles. Depuis le mois de mars, nous avons été contraints de payer 50 dollars chacun pour prêter serment à la cour d’appel afin d’être officiellement revêtus de la qualité d’inspecteurs et de contrôleurs du travail, conformément à l’article 194 du code du travail. »
Le Collectif des Inspecteurs Contrôleurs du Travail et des Agents Administratifs nouvellement recrutés à l’Inspection Générale du Travail et affectés dans la province du Nord-Kivu soulignent qu’ils ont été affectés au Nord-Kivu sans aucun moyen de transport ni de logement.
« À travers la commission d’affectation dirigée par Son Excellence Madame la Ministre de l’emploi, du travail et de la prévoyance sociale, la plupart d’entre nous, qui sommes parents et soutiens de famille, avons été envoyés dans différentes régions du pays ou de la province sans moyens de transport ni de logement pour nous installer à notre lieu d’affectation. Vous n’êtes pas sans ignorer les problèmes de sécurité qui sévissent autour de Goma et dans toute la province du Nord-Kivu. Nous vous remercions pour cette réforme que vous avez vous-même initiée dans ce programme crucial chargé de veiller aux conditions de travail des Congolais. »
Ils ont décidé d’organiser des marches pacifiques pour faire entendre leur voix.
« Nous avons pris l’initiative d’organiser des marches pacifiques. »
Suite à l’attention portée au compte rendu du 138ème conseil des Ministres du 29 mars 2024, au cours duquel Monsieur le Président de la RDC a instruit les ministres impliqués dans le processus de recrutement et d’équipement de l’Inspection Générale du Travail de traiter cette question en toute urgence afin de mettre les agents nouvellement recrutés dans de bonnes conditions.






