Le Président Félix TSHISEKEDI reconnaît l’inefficacité de la MONUSCO dans la gestion de la situation sécuritaire dans l’est du pays. Dans son discours sur L’état de la Nation devant le Congrès ce mardi 14 novembre, le chef de l’État a insisté sur le retrait échelonné de cette Mission d’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO).
« S’agissant particulièrement de la MONUSCO, après plus de deux décennies sur notre territoire, il est temps pour notre pays de prendre pleinement son destin en main et de devenir le principal acteur de sa propre sécurité et de sa propre stabilité. Ainsi, l’engagement de retrait échelonné, responsable et durable de la MONUSCO annoncé depuis 2018 et dont le plan d’exposition a été adopté en 2021 doit être mis en œuvre » a déclaré, le Président congolais devant le congrès.
« Parallèlement à l’option de retrait des forces internationales présentes, le gouvernement a renoncé à un processus de raffermissement des relations bilatérales et multilatérales avec un certain nombre de pays et organisation dans la sous région et bien au delà pour soutenir les efforts de restructuration de notre appareil de sécurité et défense », a rencherit, le président de la République.

Notons qu’au cours de son discours, le chef de l’État a abordé plusieurs autres sujets notamment, les élections prévues en décembre prochain, la diplomatie, la situation politique et économique.
Il s’agit depuis son investiture à la magistrature suprême de son cinquième discours devant les deux chambres réunies en congrès. C’est ce qui est prévu dans la constitution de la République Démocratique du Congo en son article 77.
Cet article stipule ce que :
« Le Président de la République adresse des messages à la nation. Il communique avec les Chambres du Parlement par des messages qu’il lit ou fait lire et qui ne donnent lieu à aucun débat. Il prononce, une fois l’an, devant l’Assemblée nationale et le Sénat réunis en Congrès, un discours sur l’état de la nation ».
Ce discours est aussi un devoir de rédevabilité du Chef de l’État envers son peuple à qui il s’adresse à travers les deux chambres du Parlement, en présence de toutes les forces vives de la Nation et des membres du corps diplomatique en poste en République Démocratique du Congo.
Ce discours intervient à cinq jours de la campagne électorale pour les échéances électorales prévues le 20 décembre prochain.
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