La Synergie de lutte anti-mines, SYLAM section de Kitshanga ne cesse d’alerter sur la présence de plusieurs engins explosifs dans la cité de Kitshanga, quelques jours après une série des combats entre les groupes d’autodéfense et les terroristes du M23 dans cette partie de la chefferie de Bashali, en territoire de Masisi au Nord-Kivu.
Dans une interview accordée à Kivumorningpost, Job Bandu MUUMA, l’un du staff de cette organisation renseigne que cinq engins explosifs ont été découverts dans différents quartiers, notamment un (1) dans l’enclos de la paroisse catholique Saint Barthelemy de Kitshanga au quartier Remblais, où certains ménages se sont réfugiés depuis ces hostilités, un autre près de l’habitation royale au quartier Yorodani, deux près du rond-point Namulisi de Kitshanga et le dernier, au quartier Birere.
« Nous poursuivons nos recherches face aux engins explosifs laissés par les combattants, lors des affrontements ici à Kitshanga malgré la poursuite des hostilités. Nous tenons fort en instruisant la communauté comment se comporter devant ces dangers jusqu’à une période, qui sera favorable au déminage », à fait savoir M. Job Muuma.
Découverte des engins de guerre à Kitshanga, l’organisation SYLAM appelle la population à la vigilance
Il ajoute par ailleurs que les équipes concernées de la Monusco et l’EAC basées dans la zone, sont saisies de la situation et ces dernières promettent d’épargner la population contre ce danger.
Job Muuma appelle les parents à interdire aux enfants de jouer ou de manipuler n’importe quel objet pendant cette période sensible. « Plusieurs enfants récupèrent des métaux appelés » bichuma », c’est une pratique à abandonner par ces derniers », a-t-il poursuivi.
De son côté le Major Mohammed Siso commandant de la base Monusco de Kitshanga, précise que le rapport pouvant énumérés tous ces engins de guerre éparpillés dans la cité, est en cours d’élaboration en vue de faire parvenir à sa hiérarchie la situation dangereuse qui guette la population locale.
Depuis les hostilités entre les groupes d’autodéfense dit Wazalendo et les terroristes du M23 à Kitshanga, la situation sécuritaire reste volatile dans ces entités du groupement Bashali Mokoto.
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