L’Alliance Fleuve Congo – Mouvement du 23 Mars (AFC/M23) accuse les forces coalisées du gouvernement congolais d’avoir mené une frappe de drone sur la localité de Nyabyondo, dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu.
Dans un message publié sur son compte X, le porte-parole Lawrence Kanyuka affirme que l’attaque est intervenue ce mercredi 8 avril à 16h00, ciblant une zone densément peuplée.
« Ce mercredi 8 avril 2026, à 16h00, un drone de combat des forces coalisées du régime de Kinshasa a frappé la zone densément peuplée de Nyabyondo, dans le territoire de Masisi », a écrit Lawrence Kanyuka.
Selon la même source, la frappe a provoqué d’importants dégâts matériels et détruit plusieurs habitations civiles, aggravant la situation humanitaire.
« Cette attaque a causé d’importants dégâts matériels, détruit plusieurs habitations civiles et plongé de nombreuses familles innocentes dans une profonde détresse », poursuit le communiqué.
Cette dénonciation survient quelques jours avant l’ouverture d’un nouveau round du processus de paix de Doha, prévu le 13 avril en Suisse, où les délégations du gouvernement congolais et de l’AFC/M23 doivent poursuivre les discussions sous médiation qatarie.
Le mouvement affirme poursuivre la documentation des violations répétées du cessez-le-feu et dénonce le maintien en détention de ses membres arrêtés en RDC.
« L’AFC-M23 continue de documenter les multiples violations du cessez-le-feu, tout en dénonçant le refus obstiné et inacceptable du régime de Kinshasa de procéder à la libération de ses prisonniers », a ajouté Lawrence Kanyuka.
Cette accusation risque d’alourdir le climat à l’approche des pourparlers, alors que les efforts diplomatiques visent un apaisement durable avant la reprise des discussions politiques.

