Plusieurs prestataires et partenaires du gouvernement provincial du Haut-Katanga ont organisé un sit-in ce mercredi 25 mars 2026 devant le Gouvernorat provincial, afin de réclamer la reprise immédiate des travaux de construction de routes, suspendus depuis près de sept mois.
Selon les manifestants, cette interruption aurait été décidée sur instruction du vice-gouverneur et gouverneur intérimaire, Martin Kazembe Shula, entraînant la perte d’emplois pour plus de 5 000 jeunes dans la province.
À travers des calicots brandis lors de la manifestation, les protestataires ont exprimé leurs préoccupations :
« Excellence Monsieur le Gouverneur, sans la reprise des chantiers Kimbangu et Upemba, nous craignons la suppression des emplois. Nous soutenons votre vision dans notre province, dans le calme nous avançons. »
Les manifestants dénoncent une situation qui, selon eux, affecte non seulement l’emploi des jeunes, mais également l’évolution des infrastructures routières, essentielles au développement socio-économique du Haut-Katanga.
Face à cette mobilisation, plusieurs voix s’élèvent pour appeler les autorités provinciales à lever les obstacles à la reprise des travaux et à honorer les engagements pris envers les partenaires ainsi que les populations locales.
Du côté du gouvernement provincial, une mise au point a été faite par la cellule de communication du gouverneur intérimaire, Martin Kazembe Shula. Celle-ci explique que la suspension de certains chantiers s’inscrit dans une démarche de gestion responsable.
Selon cette communication, des irrégularités ont été constatées, notamment des projets financés à plusieurs reprises, des chantiers entièrement financés mais jamais exécutés, ainsi que d’autres à l’arrêt malgré des financements déjà débloqués.
Les autorités évoquent ainsi plusieurs objectifs derrière cette décision. Il s’agit de
l’évaluation technique et financière des projets en cours, la rationalisation des dépenses publiques et
la mise en conformité avec les procédures administratives et budgétaires.
La cellule de communication insiste toutefois sur le fait qu’aucune décision n’a été prise dans le but de pénaliser les entreprises ou les travailleurs.

