La situation sécuritaire s’est fortement détériorée mardi 17 mars dans la matinée dans la plaine de la Ruzizi, au niveau de Kabunambo, dans le territoire d’Uvira, en province du Sud-Kivu, où des affrontements et des bombardements ont été signalés, entraînant des déplacements massifs de populations civiles.
Selon des sources locales, des détonations d’armes lourdes sont entendues dès les premières heures de la matinée dans cette zone située le long de la route nationale RN5.
« Les FARDC viennent de lancer des bombes vers Sange », a témoigné un habitant joint par téléphone sous couvert d’anonymat. Un autre témoin indique que « les bombes larguées quittent Runingu vers la colline Riba », ajoutant avoir entendu des explosions alors qu’il se trouvait caché chez lui par crainte des affrontements.
Sur son compte X, le porte-parole de l’AFC/M23, Lawrence Kanyuka, accuse les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par l’armée burundaise et des groupes Wazalendo, d’être à l’origine de ces bombardements.
« Depuis 6h40, ces forces mènent d’intenses bombardements à l’artillerie lourde contre la zone densément peuplée de Kabunambo, provoquant le déplacement massif de populations civiles », a-t-il déclaré, dénonçant une « escalade d’une gravité extrême ».
Il affirme par ailleurs que son mouvement reste engagé à « défendre et protéger les populations civiles ».
Ces combats se déroulent à une trentaine de kilomètres de la ville d’Uvira. L’AFC/M23 s’était retiré de la ville en janvier pour donner une chance à la paix dans le cadre du processus de Doha.
Depuis le week-end, le trafic sur la RN5 reliant la ville de Bukavu et Uvira a été suspendu sur cet axe par l’armée congolaise et les Wazalendo.

