Les forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont intensifié mardi 17 mars leurs offensives contre les forces d’autodéfense Twirwaneho alliées à l’AFC-M23 dans les Hauts-Plateaux de Minembwe, en territoire de Fizi au Sud-Kivu, dans l’Est de la RDC. Les assauts, menés à l’aide de drones, ont ciblé les villages de Mikenke et Bidegu.
L’AFC-M23 accuse les FARDC, coalisées à l’armée burundaise et aux groupes Wazalendo, d’avoir bombardé des villages densément peuplés, en violation du cessez-le-feu.
« Dans la nuit du 16 au 17 mars 2026, les forces coalisées du régime de Kinshasa, notamment les FDNB, FDLR, des mercenaires ainsi que les milices Wazalendo, ont mené une campagne de bombardements à l’aide de drones kamikazes, visant des zones densément peuplées de Mikenke, Bidegu et leurs environs dans Minembwe. À l’heure actuelle, ces frappes criminelles se poursuivent sans relâche », déplore le porte-parole de l’AFC-M23, Lawrence Kanyuka.
Il ajoute : « L’AFC/M23 prend à témoin le peuple congolais ainsi que l’opinion internationale face à cette escalade barbare orchestrée par le régime de Kinshasa, qui persiste à s’en prendre à des civils sans défense dans des zones à forte concentration humaine, à l’instar des attaques menées contre la ville de Goma le 11 mars 2026. »
Le mouvement accuse la communauté internationale de rester silencieuse face aux massacres ciblant les civils dans la région de Minembwe depuis plusieurs années. « Le sang congolais que ce régime fait couler avec une brutalité systématique ne sera ni ignoré, ni oublié, ni étouffé par le silence complice », conclut Kanyuka.
Parallèlement, les combats ont repris dans la plaine de la Ruzizi. Des affrontements et bombardements ont été signalés mardi matin au niveau de Kabunambo, entraînant le déplacement massif de civils.
Selon des témoins, les FARDC ont lancé des bombes vers Sange et Runingu, provoquant des explosions dans la zone.
Lawrence Kanyuka accuse les FARDC, appuyées par l’armée burundaise et les Wazalendo, d’être à l’origine de ces bombardements et parle d’une « escalade d’une gravité extrême ».
Les combats se déroulent à une trentaine de kilomètres de la ville d’Uvira, tandis que le trafic sur la RN5 entre Bukavu et Uvira reste suspendu.
Malgré les appels au cessez-le-feu de la communauté internationale et des médiateurs du conflit, les affrontements se poursuivent dans l’est de la RDC, principalement au Nord-Kivu et au Sud-Kivu. Depuis début février, les FARDC et leurs alliés ont relancé les offensives en utilisant des drones, provoquant des pertes civiles, dont trois civils à Goma le 11 mars 2026.

