Le président français Emmanuel Macron a exprimé son « émotion » après la mort d’une humanitaire française tuée lors d’une attaque de drone à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo.
La victime, Karine Buisset, employée de l’UNICEF, a été tuée tôt mercredi 11 mars 2026 lorsqu’un drone a frappé un appartement situé sur l’avenue Bunagana, dans le quartier Katindo, en plein centre-ville. L’AFCM23 accuse les FARDC d’être à l’origine de l’attaque.
La ville de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, où sont basées les autorités de l’Alliance Fleuve Congo – M23 (AFC-M23), a été visée par deux frappes de drones vers 4 heures du matin. L’appartement touché appartient à un ressortissant belge, identifié comme Pascal, responsable local de la marque automobile Toyota.
Réagissant à cette attaque, Emmanuel Macron a appelé au respect du droit international humanitaire.
« Une humanitaire française de l’UNICEF a été tuée à Goma. À sa famille, à ses proches, à ses collègues, j’adresse le soutien et l’émotion de la Nation. J’appelle au respect du droit humanitaire et des personnels qui sont sur place et qui s’engagent pour sauver des vies », a-t-il écrit sur le réseau social X.
De son côté, Hadja Lahbib, commissaire européenne à la coopération internationale, à l’aide humanitaire et à la gestion des crises au sein de la Commission européenne, a également déploré cette frappe visant des travailleurs humanitaires. Elle a appelé les parties au conflit au cessez-le-feu et au respect du droit international humanitaire.
« Une frappe de drone a touché un immeuble résidentiel à Goma, en RDC, où vivent des travailleurs humanitaires et du personnel de l’Union européenne. Toutes les parties doivent respecter leurs engagements. Les travailleurs humanitaires ne doivent jamais être pris pour cible. Le droit international humanitaire doit toujours être respecté », a-t-elle écrit sur X.
Selon l’Alliance Fleuve Congo – M23, les frappes ont été menées par des drones des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Le mouvement affirme que l’attaque a causé plusieurs dégâts matériels dans le quartier.
Après l’explosion, le responsable de la sécurité de l’UNICEF et des casques bleus de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (Monusco) se sont rendus sur les lieux pour effectuer les premières constatations.
Une équipe du Mécanisme conjoint de vérification élargi (MCVE/EJVM+) est également arrivée sur place pour enquêter sur les circonstances de l’attaque.
L’Alliance Fleuve Congo-M23 accuse par ailleurs le gouvernement de Kinshasa de mener des frappes de drones loin de la ligne de front et de viser des zones civiles, en violation du cessez-le-feu et du droit international humanitaire. Les autorités congolaises n’ont pas encore réagi officiellement à ces accusations.

