Après l’attaque de drones survenue le 11 mars 2026 à Goma, Bertrand Bisimwa, coordonnateur adjoint de l’Alliance Fleuve Congo – M23 (AFC/M23), dénonce une « opération d’assassinat ».
Selon ce haut cadre du mouvement politico-militaire qui contrôle actuellement la ville, l’ancien président Joseph Kabila et le coordonnateur Corneille Nangaa étaient visés.
La frappe a touché la résidence où se trouvait Karine Buisset, employée française de l’UNICEF tuée avec deux autres civils. La résidence située à environs 500 mètres de la résidence de Joseph Kabila, sur l’avenue
Bunagana au quartier Katindo.
« Au regard de la proximité des lieux pilonnés avec les résidences des certaines personnalités politiques, il est clair et évident que l’ancien Président de la République, le Sénateur Joseph Kabila et le Coordinateur Politique de l’AFC/M23 Corneille Nangaa étaient la cible », a écrit Bertrand Bisimwa sur X.
Il accuse par ailleurs Kinshasa d’utiliser des drones chinois pour frapper des civils et déplore l’implication de la Chine, membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, dans cette violence.
« Ces drones qui répandent la mort parmi les innocents sont livrés au régime de Kinshasa par la Chine, ce même pays membre permanent du Conseil de sécurité champion de la condamnation de la violence en RDC, exigeant le respect du cessez-le-feu. En appelons à la fin de l’hypocrisie. », a-t-il lancé.
La France a condamné l’attaque visant un humanitaire et appelé au respect du droit international humanitaire, tout comme l’Union européenne. Maxime Prévot, vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de Belgique, a également condamné la frappe, rappelant que ces attaques se multiplient en violation du cessez-le-feu et en appelant au dialogue et à la protection des humanitaires.
Cette attaque intervient dans un contexte tendu au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, où l’armée congolaise mène de grandes offensives sur toutes les lignes de front en utilisant des drones, dont les bombardements touchent parfois des zones habitées. L’AFC-M23 accuse Kinshasa d’imposer la guerre et de viser les civils innocents.

