Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a indiqué dans une déclaration être prêt à accompagner l’opération de rapatriement des militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Le 2 mars, l’Alliance Fleuve Congo – Mouvement du 23 mars (AFC/M23) a annoncé avoir remis plus de 5 000 militaires entre les mains du CICR lors d’une cérémonie au camp militaire de Rumangabo, dans la province du Nord-Kivu.
L’organisation humanitaire dit toutefois attendre l’accord de toutes les parties concernées.
Sur son compte X, le chef de la délégation du CICR en République démocratique du Congo, François Moreillon, a indiqué que l’organisation avait pris connaissance de l’annonce faite par le mouvement.
« Le CICR a pris connaissance du communiqué de l’AFC/M23 annonçant sa décision de libérer un certain nombre d’éléments FARDC détenus », a déclaré François Moreillon.
L’organisation internationale rappelle toutefois que son rôle reste celui d’un intermédiaire neutre dans ce type d’opérations humanitaires.
« En tant qu’intermédiaire neutre, le CICR se tient prêt à accompagner une telle opération avec l’accord de toutes les parties », a ajouté le chef de la délégation.
Le CICR intervient régulièrement dans les conflits armés pour faciliter le transfert de prisonniers ou de personnes capturées, conformément aux principes du droit international humanitaire.
En mai 2025, plus de 1 300 militaires des FARDC avaient été rapatriés à Kinshasa, lors d’une opération qui avait duré plus de deux semaines.
L’AFC/M23 affirme, à travers ce geste, honorer ses engagements dans le cadre du processus de Doha.
Le mouvement a également appelé les autorités congolaises à libérer ses combattants et d’autres personnes qu’il dit détenues arbitrairement en raison de leur faciès.

