Dans le Grand Nord du Nord-Kivu, les opérateurs économiques du secteur pétrolier n’ont aucune raison d’augmenter le prix du litre de carburant à Beni et Butembo. C’est ce qu’a déclaré le chef de division provinciale de l’Économie nationale, Adrien Mbalavahi.
Devant la presse à Beni, il a affirmé que toutes les stations-service disposent de stocks suffisants pour approvisionner la population et a appelé les opérateurs à revenir au prix officiel de 3 300 francs congolais le litre, sous peine de sanctions.
« Cette hausse à laquelle nous assistons n’est qu’une spéculation de mauvais goût. La guerre entre Israël et l’Iran ne peut jamais causer la hausse du prix des produits pétroliers à ce moment ici présent. Nous avons encore une quantité suffisante. Les éléments à notre possession prouvent suffisamment qu’il n’y a aucune raison pour assister à une hausse », a-t-il déclaré.
« Nous avons retracé les déclarations de janvier jusqu’à mars, il n’y a aucun changement. La quantité de carburant, il y en a partout. Que ça soit en ville de Butembo, à Beni et dans les territoires, partout il y a du carburant », a-t-il ajouté.
Les informations provenant du poste frontalier de Kasindi confirment également la disponibilité du produit. Face à cette situation, Adrien Mbalavahi met en garde les opérateurs qui continueraient à vendre au-delà du prix officiel.
« Personne ne vendra au prix supérieur à 3 300 francs congolais. Qu’il sache qu’il est en train de voler la population, et l’État viendra récupérer cet argent », a-t-il averti.
Dans la ville de Butembo, le litre de carburant se négocie depuis la semaine passée entre 5 000 et 5 500 francs congolais auprès des revendeurs appelés communément « kadafis ».

