La récente contestation autour des frais académiques à l’Université adventiste de Goma (UAGO) a provoqué des tensions sur le campus, malgré les efforts répétés du comité de gestion pour favoriser le dialogue et la concertation avec les représentants des étudiants.
À l’origine du mouvement, le porte-parole des étudiants (PP) a remis en cause la répartition de certains frais académiques, estimant notamment que certains paiements devraient être appliqués par faculté. Selon nos sources, il a également soutenu que les frais d’inscription devraient s’élever à 10 dollars, conformément à l’instruction académique, alors que les nouveaux étudiants se sont acquittés de 30 dollars lors de leur inscription à l’université.
Face à ces préoccupations, l’administration de l’université affirme avoir multiplié les cadres d’explication. Plus de quatre réunions ont été organisées pour détailler la structure des frais, laquelle n’a d’ailleurs pas connu de modification depuis quatre ans, indique un membre du conseil. Celui-ci précise qu’une nouvelle réunion de mise au point avait été convoquée afin de clarifier les malentendus. Toutefois, le PP a choisi de boycotter cette rencontre.
Dans les jours qui ont suivi, un appel à ne plus fréquenter les auditoires a été lancé, accompagné de menaces à l’encontre de ceux qui tenteraient de poursuivre les cours. Malgré cette situation, l’université a poursuivi ses efforts de transparence en publiant à nouveau les détails relatifs aux frais académiques et en invitant le collège des étudiants à une réunion de concertation.
Le jour de cette rencontre, des groupes d’étudiants ont perturbé les activités sur le campus, entraînant l’intervention des services de sécurité et l’interpellation de plusieurs personnes impliquées dans les troubles.
Malgré ces incidents, les autorités universitaires ont adopté une posture d’apaisement. Le recteur de l’UAGO indique avoir entrepris des démarches auprès des autorités locales afin de plaider pour la libération rapide des étudiants interpellés, réaffirmant ainsi la volonté du comité de gestion de privilégier le dialogue et de préserver un climat de sérénité au sein de la communauté universitaire.

