La Belgique, le Danemark, l’Union européenne, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Suède, la Suisse, le Royaume-Uni et les États-Unis d’Amérique, membres du Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs (GCI), présidé par la Suède, ont, dans une déclaration, exprimé leurs inquiétudes face aux violations du cessez-le-feu dans l’est de la RDC.
Le GCI a indiqué que le dialogue inclusif reste la solution pour résoudre la crise actuelle dans l’est de la République démocratique du Congo.
« Le GCI exprime sa profonde préoccupation face aux violations continues et récentes, dans l’est de la RDC, des cessez-le-feu garantis par la signature des Accords de Washington le 4 décembre 2025 et par l’engagement pris à Doha le 19 juillet 2025 en faveur d’un cessez-le-feu permanent et d’une cessation définitive des hostilités. Ces violations incluent l’utilisation de drones lors d’attaques militaires, qui font peser un grave risque sur les populations civiles », a déclaré le GCI dans son communiqué.
Il rappelle à toutes les parties concernées de s’engager de toute urgence et sans équivoque à cesser les hostilités et à reprendre les négociations. Pour le GCI, Il ne peut y avoir de solution militaire à ce conflit.
« Nous exhortons toutes les parties à respecter pleinement leurs obligations et engagements pris dans le cadre des Accords de Washington et du processus de Doha, ainsi que les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations Unies, notamment les résolutions 2773 et 2808, et à garantir le plein respect de l’intégrité territoriale. Le GCI se félicite de la médiation en cours menée par le médiateur désigné par l’UA, Faure Gnassingbé, Président du Conseil de la République du Togo, et le Groupe de facilitateurs, ainsi que de la médiation cruciale menée par les États-Unis et le Qatar. Nous rappelons l’importance de créer les conditions d’un dialogue intercongolais inclusif avec tous les acteurs congolais clés – élément indispensable à une paix durable en RDC », a insisté le Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs.
Le Groupe international de coordination (GIC) a cependant salué les avancées positives, telles que les engagements pris par les gouvernements et les acteurs de la région pour améliorer et faciliter l’accès humanitaire, notamment à la suite de la visite du commissaire européen Hadja Lahbib ; la réouverture de la frontière entre la RDC et le Burundi ; et l’utilisation de l’aéroport de Goma lors de la récente visite du chef intérimaire de la MONUSCO et représentant spécial du Secrétaire général, Bruno Lemarquis van de Perre, ce qui devrait conduire à la réouverture durable de l’aéroport de Goma aux vols humanitaires.
Le GIC a appelé dans ce communiqué les parties prenantes à mettre fin à toute incitation à la haine, à la discrimination ou à la violence, y compris contre les minorités rwandaises, ainsi qu’à toute autre action qui met gravement en danger les populations civiles et la cohésion sociale.

